mardi 6 août 2013

Jeudi 1er août : Fuerteventura

Le centre de l'île
Route vers La Oliva, puis Tindaya, village sans intérêt hormis le fait qu'il soit situé au pied du volcan du même nom qui culmine à 401 m. Cette montagne brun rougeâtre était sacrée pour les Guanches. Récemment, on y aurait découvert, gravées dans la roche, d'énigmatiques séries d'empreintes de pied stylisées. Le sommet constituait sans doute un lieu de culte, d'autant que le Fuyi-Yama des Canaries, le Teide à Tenerife, se profile (paraît-il !) au loin ! On produit ici du fromage de chèvre, qu'on ne goûtera pas.
En direction du sud, à la sortie de Tefia, l'écomusée de La Alcogida... A priori, on n'aime pas beaucoup ce genre de musée mais on s'arrête quand-même, histoire d'infirmer éventuellement cette idée préconçue... Eh bien, ça se confirme, les écomusées sont tous aussi ennuyeux les uns que les autres ! Bon, il est vrai que l'on est entré dans une seule de ces pseudo-fermes reconstituées pour le touriste, témoin de l'habitat passé du paysan canarien ! Aucun intérêt... merci l'Europe pour son généreux financement !
En pleine montagne, nous faisons un arrêt au Mirador de Morro Velosa aménagé par la nièce de César Manrique, Blanca Cabrera. Sans parler de la vue panoramique qu'offre le bâtiment, c'est un centre d'interprétation intéressant du point de vue de l'origine volcanique de l'archipel et de l'histoire de l'île.
Poursuivons vers Betancuria, première capitale de Fuerte. Fondée en 1405 par le conquérant Béthencourt (toujours le même !) et capitale jusqu'en 1835, la ville conserve trace de son illustre passé. 

Tous les touristes posent comme ça, alors pourquoi pas nous ?
De belles demeures, un couvent en ruines, une ancienne noria, la Iglesia et la Casa de Santa Maria, magnifique demeure seigneuriale transformée en resto chic. Nous nous contenterons personnellement du resto plus modeste de la Princess Arminda au charmant décor pour y goûter la spécialité locale, la carne de cabra, servie par l'un des descendants de la noble famille propriétaire de cette casa historique !
Petite pause dans la vallée-palmeraie de Vega de Rio Palmas, après un circuit dans des paysages grandioses de montagnes aux teintes ocres rouges et jaunes. De là, on aperçoit le barrage du lac Embalse de las Peñitas construit à l'époque de Franco qui ne retient apparemment plus guère d'eau aujourd'hui. De charmants petites bestioles viennent là nous saluer... pas craintives du tout ! A priori, ça ressemble à de petits écureuils !
C'est ensuite par une série d'épingles à cheveux que l'on parvient à Pajara avant de se détourner vers Ajuy, mignonnet petit village. Un sentier côtier relie par la côte rocheuse la plage à l'ancien port de pêche... mais attention, arnaque !! Il se trouve en cours de chemin deux individus installés à une petite table chargée de cailloux précieux arborant un panneau « Propriedad privada » qui font barrage. Après discussion, il semblerait vouloir vous faire payer un droit de passage. On n'insiste pas et on fait demi-tour.
La plage de la caleta negra est cependant bien agréable pour une baignade (MJ) et une petite sieste lecture (JA). Et c'est reparti ! Route vers l'isthme del Jable et La Pared, où nombre d'étrangers ont fait bâtir de grandes résidences secondaires. La plage del Viejo rey au sable clair, très jolie, est un rendez-vous de surfers. Mais l'endroit reste déconcertant et décalé dans ce paysage sauvage.
Le nom de La Pared (le mur) fait, semble-t-il, référence à un mur qui séparait la péninsule de Jandia au reste de l'île à l'époque des Guanches.
On termine la journée par Gran Trajaral, ville moyenne sans prétention mais qui respire l'authenticité. Une promenade certes touristique borde la plage avec ses multiples restos mais l'atmosphère est conviviale. On y restera d'ailleurs pour passer la soirée et, sur les conseils de notre ami Manu (un connaisseur !!), y manger une pizza (là où trône un gros cornet de glace en plastique !). 


Et, autre satisfaction à Gran Tarajal, nous y avons enfin déniché l'introuvable pompe à eau. Notre quête commençait pourtant à s'identifier à celle du Graal... On ne vous pas le nombre de ferreterias ou de supermercados visités en vain, et tout ça pour trouver la fameuse dans le premier chinois de cette ville ! Nous voilà comblés... Gran Tarajal, on t'aime bien ! De magnifiques grafs bonifient les pignons d'immeubles quelconques.

Du 30 au 31 juillet : Fuerteventura

Corralejo
30 minutes de moteur pour passer sur Corralejo juste en face de Lobos. Personne pour nous accueillir au port mais quelques places libres... C'est un port d'état, donc peu cher (11 € pour nous par jour).
Corralejo est une ville très touristique dédiée au surf, windsurf, kitesurf... Boutiques branchées et bazars se partagent le marché du touriste européen. Pas mal de français, d'allemands ou américains... La ville n'a rien d'attachant et est encerclée de grands espaces d'apparts-hôtels dans un environnement peu soigné !
Cela se répète d'ailleurs dans d'autres endroits de l'île où l'on devine des travaux d'aménagements faits à la hâte et parfois laissés en cours. Dommage !
Ceci dit, nous avons trouvé sans difficulté une bonne petite cantine, La Lonja juste sur l port, c'est le resto de la coopérative de pêche ! Pas cher et très bon, on recommande en particulier las puntillas.
A notre arrivée, nous sommes passés voir Stéphanie et Didier, propriétaires de deux magasins de surf Paradise dans la ville. Nous les avions rencontrés cet hiver alors qu'ils passaient quelques jours à la Graciosa. Leur bébé va naître ces jours-ci...
Après quelques difficultés pour trouver une voiture de loc disponible, nous finissons par faire affaire avec Cicar dans le centre ville qui nous réserve un véhicule à l'aéroport (3 jours minimum pour 102 €) avec possibilité de le rendre en centre ville.

Le nord ouest
Découverte de l'île dès le mercredi soir. Direction le nord, vers El Cotillo à l'ouest. Ce village au port naturel pour la pêche et l'exportation de la chaux calcinée sur place a un certain charme grâce à son vieux quartier où se côtoient quelques petits restos. Cependant, non loin un immense centre d'accueil touristique qui semble inachevé ! Vers le phare de Toston, une large route bordée de réverbères au beau milieu du désert mène... nulle part !
Tristesse et désolation se dégagent de ce paysage assez rude.
Au phare, il est intéressant de remarquer la grande réserve d'eau de pluie, le souci de l'île ayant été et étant probablement toujours l'alimentation en eau.
La route nous conduit à Lajarès, rendez-vous de quelques surfers au Canela café... puis La Oliva.
Petite ville de l'intérieur de l'île, elle fut le centre du pouvoir politique de Fuerte au milieu du XIXe. Quelques demeures restaurées en témoignent. La ville apparaît peu vivante, sans centre bourg.
L'intérêt de la localité réside dans sa grande église blanche à trois nefs, l'Iglesia de Nuestra Senora de Candelaria avec son clocher carré visible de loin.

La Casa de los Coroneles est un autre de ses atouts. Cet édifice abritait autrefois les gouverneurs militaires de l'île. Cette fonction était hériditaire au sein de la famille Cabrera-Béthencourt, descendants du Normand Jean de Béthencourt. Tout près, nous ne pourrons admirer les expos du Centro de Arte Canario Casa Mané fermé à cette heure du soir (ferme à 17 h).

mardi 30 juillet 2013

Du 23 au 28 juillet

L'île de Lobos
Après un stop à Arrecife pour 3 nuits, le temps de faire du ravitaillement et de prendre le temps de vivre (ce que nous savons faire de mieux en mieux !), de rencontrer un couple de voileux sur un Océanis, Noëlle et Daniel de Grenoble, de retrouver Manu et son petit fils Naïl, nous sommes arrivés au mouillage de l'île de Lobos au nord de Fuerteventura.
Petit hic en route (mais faut pas le dire à Mamy Simone !), JA s'est fait une double entorse sous genak en descendant dans le cockpit... Grosse douleur, MJ a bien cru que c'était une fracture ! Bon résultat, MJ fait tout à bord... comme l'ont remarqué les voisins de mouillage !
Et le programme va sans doute devoir s'adapter quelque peu... Mais bon, y'a pas mort d'homme !

Et puis, on est maintenant dans un endroit paradisiaque avec lagons, eau « limpide et claire » peuplée de jolis petits poissons un peu exotiques (comme on dirait avec Betty), soleil et chaleur presque tropicale, petite gargote de poissons et paella... Un vrai bonheur ! Enfin tant que les visiteurs de Fuerteventura ne débarquent pas en zodiac ou ferry !! Surtout le week-end... Alors, là ambiance totalement différente. Les meilleurs moments sont évidemment le matin et le soir dans ce mouillage.
MJ s'est baignée au moins 4 fois dans la journée, dès le petit déj. Footing d'1h15 (pas JA bien sûr, qui a poursuivi tranquille sa lecture appréciée de Houellebecq, La carte et le territoire, à l'ombre du taud de cockpit) avec les voileux voisins du beau 60 pieds de 15 ans, un Cigale 18 mètres, plan Finot-Conq. 
Puis, resto tous ensemble (6 au total) au Chiringuito local (le seul resto de l'île !).
JA a joué le pirate, ce n'était pas une jambe de bois, mais la béquille y était, de fortune bien sûr...

Ensuite
 visite des deux bateaux pour le café et plus tard pour l'apéro. Deux bateaux de croisière rapide... mais tout est à proportion ! Le confort compris bien évidemment...


Petite note culturelle :
L'île de Lobos doit son nom aux lobos marinos, loups de mer, qui y vivaient jadis. Il s'agissait en fait de focas monje, phoques moines (ou otaries à fourrure) disparus depuis que l'équipage affamé de l'explorateur français, le sieur de la Salle, les consomma pour survivre au début du XVe. Par chance, ceux-ci sont peu à peu réintroduits dans l'île.
2e version : la première serait fausse ! En fait, ces phoques auraient été exterminés par les pêcheurs locaux parce qu'ils leur faisaient concurrence en se régalant des poissons de l'île !

Lobos, c'est 4,4 km² de terre volcanique dénudée. Un parc naturel avec sentiers balisés qui n'autorise pas le hors piste ! Paysages magnifiques... Le puertito est mignonnet comme tout avec ses trois quatre baraques faites de bric et de broc donnant sur un petit lagon... Sympa comme tout !

jeudi 25 juillet 2013

Du 19 au 22 juillet

Samedi, pour clore la fête locale, c'est repas de poisson et spectacle théâtral en compagnie de Yves, Manu, Jean Louis and Co. On y retrouve aussi Mesi et Victoriono, les amis de Paco et Macarena qui nous informent de leurs blogs sur l'île de La Graciosa.
Mesi vient de retrouver une douzaine de jeunes hongrois de Budapest en vacances à Pedro Barba.
L'un d'eux, Daniel, parle parfaitement le français !
Dimanche : alors ?.. Alors ?... Resto bien sûr, il ne faut pas perdre les bonnes habitudes !!
Faut bien aussi fêter le départ imminent... Et, pour innover, on teste un autre petit resto, la Caletita, situé dans une petite rue tranquille non loin de la Pescaderia.
Le meilleur resto du village, semblent s'accorder à dire les uns et les autres. On confirme, c'est peu cher et très bon !! Ambiance familiale, photos de l'île de l'époque des porteuses d'eau et de poissons.
On est servis par toute la famille, des grands-parents à la petite fille (d'une quarantaine d'années!).
Glace et café au Varadero sur le port où l'on ne va jamais non plus... Décidément ! La chance, le groupe de musiciens d'hier soir est là et se fait plaisir en entonnant à la guitare les tubes que les tablées reprennent doucement en choeur ! Bien sympa...
MJ réussit enfin à prendre le banc des habitués, les mêmes à la même heure (elle n'a pas  son appareil pour le dernier soir !)
En soirée, on arrose le départ avec nos fidèles compagnons d'escale, Yves et Manu à bord.
Snif, snif... Dernière nuit à La Graciosa ! Qué tristesa !
Lundi midi, départ de Yves pour Las Palmas (petit temps au départ et beaucoup de trafic ensuite, pour un solitaire ...).
Finalement nous avons prolongé de 24h.
MJ ne pouvait vraiment pas quitter La Graciosa sans avoir vu Simeon,  grosses embrassades et les larmes aux yeux. Son éternelle question, quand revenez-vous et à quelle heure vous partez demain (prévu entre 9 et 10h).
Eh bien, le papy était à vue dès 9h pour notre départ à 9h45 avec force signes de bras et même casquette à bout de bras...



lundi 22 juillet 2013

Du 07 au 19 juillet

 Les jours se suivent et se ressemblent... sans vraiment se ressembler !!
De nouvelles rencontres pour l'essentiel...
Les Domi sur Bilbo (un Integral 12.50)
et Yves (un Lorientais d'origine) sur Marie Galante (Gin Fizz).
Le grand copain de Manu a aussi rejoint les troupes depuis peu, c'est Jean Louis (d'Argelès) sur Flopsy (First 38.5S).
« Tous ensemble », comme dirait Gabin, le fils de Caroline, le vendredi soir nous voilà partis à la fiesta en l'honneur de Carmen de La Graciosa,.
Les festivités s'étalent du 6 au 21 juillet mais le point fort reste le week-end et le mardi, jour de la mise à l'eau de la Senora La Virgen del Carmen et de la parade nautique !!
Pour marquer notre intérêt aux événements locaux, après un apéritif à bord de Manu Atea, nous sacrifions notre soirée devant l'une des buvettes installées pour l'occasion sur l'esplanade du port. L'orchestre nous abreuve de musique latino et nous goûtons au rhum local, surtout nos trois célibataires qui ne reculent devant aucun sacrifice. Ils n'hésitent pas une seconde à offrir leur nuit entière à une consommation immodérée dans un esprit de partage communautaire rare !!
Au petit matin, ils ne savent toutefois plus très bien ce qu'ils ont bu et mangé. A tel point qu'au retour, Yves dérape malencontreusement sur le catway en montant sur son canot mais il est bien vite secouru par ses deux compères à la vivacité atténuée mais néanmoins efficace !
Le lendemain, Manu et Jean Louis semblent bizarrement moins sensibles aux manifestations festives du port et, après un rapide apéro sur Bilbo, ils regagnent sagement leur bateau.
Curieux des mœurs du pays et fortement conseillés par Simeon, le reste du groupe s'empresse d'aller découvrir la lutte canarienne dans l'arène du village !
Puis nous allons goûter à la carne de cabra cuisinée dans notre gargotte favorite sur l'esplanade.
C'est un plat en sauce, genre ragoût à la viande de chèvre. C'est bien bon, ma foi ! On en reprend même... Mais comme les jours se suivent et ne se ressemblent pas, nous rentrons tranquillement sur Manu Atea. Bercés par la musique techno-latino de la sono à donf jusqu'aux alentours de 4 h du mat, nous passons en fait une bonne nuit de sommeil !

Samedi, hasard des rencontres, nous croisons deux voileux du Golfe du Morbihan, Martine et Henri, qui naviguent avec leur fiston sur leur cata Sum Sum. Ils sont sur le départ pour Ténérife et les îles du sud de l'archipel avant de rejoindre Flores où ils ont une maison. Et, justement à Lomba, là nous avons fait la connaissance de Michel, Jacques, Joss, Nina & Co... tous sont de leurs amis. Ils sont chargés de transmettre notre bonjour là-bas bien sûr !
Puis, c'est dimanche... Alors, resto !! Ça deviendrait presque une habitude ici...
Et paëlla à nouveau au Girasol (plat pour 2 minimum et penser à réserver), elle est si bonne et copieuse !!

Et qui plus est le 14 juillet, alors... apéro chez Manu ! Et finalement chez Jean Louis...
En tenue tricolore svp (remarquez les boucles d'oreilles)!! Nous tenons à honorer ce grand jour qu'a été la prise de la Bastille et c'est en chantant à tue-tête « Ah ! Ça ira, ça ira... » que nous montons à bord.




Lundi 15 et mardi 16 : Pendant 2 jours, balade à VTT (de chez José, Mato Bike, le meilleur !!) dans l'objectif de faire quelques escales pêche ici et là autour de l'île.
Au sud de l'île, au pied de la Montana Amarilla, nous posons nos cannes sans grand succès au début avec des leurres souples. Puis MJ va faire sa curieuse auprès d'un pêcheur non loin de nous.
En l'espace de quelques minutes, elle le voit sortir 3 viejas au bout de sa longue canne sans moulinet. Renseignement pris, ce vieux monsieur pêche avec de tout petits crabes cuits achetés à Arrecife.
Sa femme offre gentiment une poignée de ces appâts à MJ. Premiers essais infructueux puis un peu plus loin au pied d'un tombant, premier lancer au bouchon efficace. MJ attrape une vieja colorada de taille très correcte, un repas pour deux. Perfecto ! Mais ce sera la seule prise de la journée.
Le lendemain matin, difficile de pêcher. Accès impossible au bout de la playa de las Conchas et le long de la côte de Pedro Barba, trop de vent. On se contentera de ramasser quelques petits crabes en prévision d'une prochaine pêche !
Mardi, nous retrouvons Paco et Macarena de retour sur La Graciosa. Rendez-vous est pris pour le lendemain chez Gustavo avant leur départ pour des vacances dans la famille de Macarena à Malaga.
Ce soir-là, nous y faisons la connaissance d'un couple de leurs amis. Il est pêcheur sur un petit bateau. Elle est hongroise et prépare ici depuis 3 ans une thèse pour son doctorat d'anthropologie sur le Parc Naturel et notamment la réserve marine de La Graciosa.
Discussion intéressante concernant nos vies et l'île en espagnol et français toute la soirée.
Jeudi, comme prévu, nous quittons le port avec Manu Atea pour aller découvrir la petite île voisine d'Alegranza au nord. A bord, Doris, Elvis et Franky et notre voisin de ponton, Yves.
Matinée de nav difficile pour nos hôtes. Mer creusée, vent entre 17 et 23 nds mais au près.
Ils seront malades tous les trois. Une première en plus pour Elvis sur un voilier !

Au mouillage devant Alegranza, nous tentons en annexe une approche à terre... mais la mer monte et les vagues nous semblent limites pour débarquer.

Retour par la Montana Clara et le mouillage de la Francesa pour une pause apéro. Les bateaux de Jean Louis et Manu y sont depuis la veille.
Manu vient trinquer à bord puis nous regagnons nos pénates à Caleta del Sebo.
Finalement une vuelta plus tranquille qui laissera malgré tout un bon souvenir à nos amis !!




mardi 9 juillet 2013

Du 29 juin au 7 juillet

 La « noche blanca » de Teguise
Première nav de Manu Atea depuis... octobre !! Eh oui... Nous sommes partis vendredi matin pour Arrecife, une nav sous spi avec un vent entre 7 et 12 nds. « Trenkil ! », dirait José Luis (il se reconnaîtra...). Passé Orzola, un magnifique soleil en plus. Du coup, JA n'a pas hésité à sortir sa tenue spéciale « tropiques » !! Nous arrivons à Arrecife après 5 heures de nav.
Week-end programmé pour l'expo de Gustavo et la fête de Téguise.
A notre arrivée, après quelques emplettes à bicyclette en ville, Paco est venu nous chercher au port de Naos, pour nous emmener avec Macaréna au vernissage de l'expo de Gustavo, le sculpteur-pizzaïlo et pêcheur émérite de La Graciosa (ancien pêcheur pro du championnat du monde de pêche à l'espadon !).
Paco et Macaréna ont été nommés profs de français et de maths de La Graciosa pour l'année scolaire écoulée. Après une rencontre à la pizzeria de Gustavo en mars, ils sont passés nous rendre une petite visite avant leur déménagement pour leur lieu d'habitation à Costa Teguise sur Lanzarote. On échange à la fois en espagnol et en français... Bien pour les progrès des uns et des autres !!
Après l'expo de sculptures au musée de la piraterie, nous filons sur Téguise au bar QG des amis de Paco & Co, le Barazul, un lieu magnifique tenu par Manarena, une amie de Paco, pour y picorer nombre de tapas diverses et variées !
Nous y retrouvons Erik, le fils de Gustavo et aussi quelques autres figures locales de La Graciosa dont la mairesse et son époux, un italien de Turin et la propriétaire du restaurant Girasol.
C'est « la noche blanca » ce soir-là à Téguise et les concerts de musique rock, cubaine, techno... sont à chaque coin de rue. On passe de bar en bar avant de se faire raccompagner par nos amis au bateau. Il doit être 3 ou 4 h du mat.
Le lendemain est consacré à quelques achats et nous retrouvons par hasard Paco et Macaréna au petit marché de produits locaux non loin du Charcot. Ça se termine autour d'une table à la terrasse du célèbre San Ginory pour quelques calamares y croquetas, papas fritas. Puis une bonne sieste pour récupérer !
En fin d'après-midi, aqpprovisionnement et direction Ikéa... On n'y échappe pas !! Mais on avait besoin de bocaux pour le bateau... vrai de vrai !!...
Départ le dimanche matin pour rentrer à la casa à 11h15 pour une arrivée à 16h30.
Une nav au près (pour le plus grand bonheur de MJ, vous imaginez !!...), un vent entre 12 et 22 nds (bon canot, moins de 90° bord sur bord tout de même, entre 6 et 7nds, la route est plus courte...).
A notre arrivée, nous retrouvons Manu cette fois accompagné de son copain Jean Louis, tout juste arrivé d'Argelès.
Manu ? Rappelez-vous... nous avons fait sa connaissance en février dernier. Il voyage avec Touline, son adorable petite chatte, Touline, qui ne tarde pas à nous rendre visite d'ailleurs...
PS : pour les voileux-voyageurs, 15,33 € la nuit à la marina et 15,73 € la bouteille de camping gaz dans la ferreteria de la rue du Colonel Bentz (ailleurs, c'est 22 € !!)

samedi 29 juin 2013

La Vuelta à La Graciosa

Ça fait maintenant presque deux semaines que nous sommes de retour aux Canaries...
Eh oui, déjà !!
A l'arrivée, nous avons pris quelques jours à Arrecife dans notre habituelle petite pension San Ginès et les petits restos déjà cités, notamment le Ginory pour y dévorer notre pti déj favori, un bocadillo de calamares !!
Et surtout, nous en avons profité pour nous mettre en quête d'une clef 3G qui nous permettrait de nous connecter dans le bateau sans avoir à aller systématiquement au bistrot du coin.
On ne trouve pas de suite ce qu'on cherche, il faut attendre une livraison et finalement nous récupérons une clef avec un routeur wifi qui autorise la connexion pour plusieurs ordis, y compris mon mac.
Pour les intéressés, ça nous coûte 50 € avec un 1Go de recharge valable 3 mois. Mais on peut acheter un modèle plus simple sans wifi qui coûte 35 €. Les recharges prépayées valent 19 € pour 1 Go de consommation ou encore 32 € pour 2 Go, valable 1 mois.
Il faut reconnaître que c'est bien pratique, une rapide petite connexion 2 fois par jour pour lire nos mails suffisent. On économise en pots au bar, c'est certain. On y va pour le plaisir sur le port ou bien de temps en temps au cyber-café pour des recherches plus longues sur le net ou des envois de fichiers lourds.
Sinon à La Graciosa, les petites habitudes se reprennent vite. Un rythme bien tranquille, les retrouvailles avec nos connaissances locales, Swingy qui peine à terminer son second roman, Gustavo et son épouse qui tiennent la pizzeria, Maria del mar de l'épicerie, Doris et Elvis, vendeurs de bijoux artisanaux sur le port.
Des rencontres sur le ponton aussi, un Vénitien Marco, prof d'italien qui a pris congé de l'enseignement, Konstantin, un Bulgare vivant en Suisse en congé sabbatique qui dure...
Il est professeur-chercheur à l'Université de Genève et travaille sur des logiciels informatiques pour la conception des voiles de bateaux de course.
Après avoir fait connaissance sur Manu Atea pour un apéro, on se retrouve le samedi suivant avec ce dernier pour grignoter et boire un verre sur le port où se déroule la fête locale. Plusieurs groupes de musique animent la soirée. Le dernier sera de loin le meilleur, des chants traditionnels aux voix d'hommes impressionnantes.
La soirée se termine sur Obsession, un plan Van De Staad, le voilier de Konstantin pour un ti punch !
Le lendemain, c'est dimanche, alors resto !! Pur hasard en fait mais MJ invite JA au Girasol pour déguster la super bonne et copieuse paëlla de la casa. On vous la conseille !
Nous avons aussi rencontré Maïté et Fred, un jeune couple franco-espagnol bien sympa. Après avoir préparé leur Capitaine 200, ils vont passer l'été aux Baléares à faire du charter. Ils retrouveront ensuite leur Chassiron CF d'une quarantaine d'années pour envisager leur long périple en Atlantique dans un premier temps.
Sinon, les journées sont bien occupées. Du temps pour dormir et se remettre de la fatigue accumulée ces dernières semaines déjà ! Et du sport pour MJ, footing, gym et baignade, les provisions au village et quand même du bricolage sur le bateau... Faut bien le préparer à nouveau pour la nav !!
Et recouvrir notre trace laissée en mars en haut du ponton. En effet, ne vous avisez pas de jouer aux artistes, vous êtes ici dans un parc naturel et les cailloux doivent rester cailloux...

Sinon, nos parties de pêche ne sont guère récompensées ces temps-ci, à part deux petits poissons portions l'autre jour, depuis nada, malgré une tentative du côté du mouillage de la Francesa !! Ça nous aura fait une bonne balade à pied d'une heure et demie malgré tout !
Mais l'autre soir, on a profité de la belle prise d'une bande de copains originaires de Bilbao en vacances comme chaque année sur l'île. Gustavo, le pizzaïolo, leur avait cuisiné la bête de 14 kg dans un énorme plat. Ils étaient 11 à table ! Et, ils nous ont gentiment invités à partager leur plat. On venait tout juste de finir nos pizzas... mais difficile de refuser, n'est-ce pas ? Alors, on a trop mangé... Mais que c'était bon !! Vraiment excellent... Et bien sympa, il y avait de l'ambiance !
On les croise depuis régulièrement au village et on échange quelques palabres en français avec l'un d'eux, Pablo.
Les travaux avancent petit à petit tout de même sur Manu Atea : mise en place du génois, vidange et changement des filtres du moteur, nettoyage de la pompe des WC (couverte de calcaire !!), changement des axes de la gazinière (vérifiez donc les vôtres à l'occasion... Ça use bien !!), nettoyage des pare-battes, du taud (devenu ocre rouge avec le sable du désert) etc... Y'a toujours à faire !

Et il y a bien évidemment  et surtout les leçons particulières d'espagnol avec Simeon, le papi préféré de MJ. Celui-ci réclame maintenant la bise et son rendez-vous quotidien à 17 h !! et a changé sa station d'observation pour mieux "nous espionner".