dimanche 16 septembre 2012

Samedi 15 septembre

57mm !!...
Matinée consacrée au ravitaillement du frais au marché. Le temps est tout à fait dégagé, le ciel est bleu. Incroyable, on en profite ! Nous, on reste à la marina, JA au repos car il s'est fait une petite contracture au niveau du dos en rattachant les ficelles au trottoir (rectifiant les amarres)... Tout ça pour qu'on le dorlote, qu'on lui fasse des petits massages, comme dit François !! 
57 mm, ça s'arrose !!...



Le midi, nous avons trouvé une belle raison de porter un toast.
Découverte pédestre de la cité pour François tout l'après-midi. MJ s'occupe de laisser la trace de Manu Atea à la sortie du ponton et pour papoter avec les passants, et ils sont nombreux !! Donc ça prend un certain temps, vous commencez à la connaître. Et, elle termine sa journée par une baignade dans la piscine de la marina. JA lui se promène un peu pour mater le Thalassa, bateau amiral de l'Ifremer à quai depuis la fin de semaine.
Resto à notre cantique préférée, la casa Marisca à l'est de la ville où nous avons pris soin de réserver. C'est toujours aussi bon et peu cher !! On y a goûté les lapas, surtout François qui ne connaissait pas, et une tuile de mariscos aux légumes pour MJ et JA, ou encore de l'espadon pour F.
Bien repus, (y'avait aussi un dessert !), nous filons vers le Campo Franscisco que F a repéré une préparation d'animation dans l'après-midi. De fait, bien vu, au son des percussions, puis des cornemuses, démonstration de géants puis de jongleurs et cracheurs de feu. Il y avait bien aussi un trio de musique classique dans les jardins du palais de la Présidence, mais on n'arrive trop tard, c'est fermé. On ne peut pas tout faire... 
On se rentre donc et on vérifie une énième fois la météo, histoire de connaître les derniers caprices de Nadine, le cyclone qui nous menace depuis quelques jours.
Décision est prise de ne partir finalement que lundi et pour Santa Maria mais à confirmer !
ps : désolés pour le retard du blog mais depuis que F a débarqué, on n'a plus une minute à nous, et  Nadine nous prend la tête !!

Vendredi 14 septembre

Les fumerolles encore et toujours...
Départ vers 11 h pour Furnas. Nous partageons en effet la voiture de loc de Jean Paul et Richard rencontrés dans une autre tranche de vie à Horta. Ils sont arrivés depuis peu à Ponta Delgada depuis Velas sur leur cata, un Outremer 46, nommé Mî Ha Long, du prénom de Mî, d'origine vietnamienne, repartie ce matin même en avion sur Paris.



Découverte pour François de Furnas et de ses étranges fumerolles et des puits de cozido. Mais vous connaissez déjà, on ne va pas insister (voir épisode début août avec José Luis). Seule différence, c'est sous la pluie cette fois que nous nous baladons près du lac.
Nous poursuivons vers la ville de Furnas pour une pause déjeuner qu'on voulait rapide et simple. Ce fut simple, pas très bon (petits pois-carottes en boite) ni chaud et pas rapide du tout !! L'adresse ? Chez Tony's, on vous la déconseille ! Et, il paraît que c'est MJ qui y a mis le pied en premier !!... Elle, elle voulait filer direct sur Ribera Quente pour manger mais... personne ne lui a fait confiance, JA leur a soufflé qu'elle l'avait tant de fois fourvoyé dans des mauvais plans, où on ne trouve pas de quoi faire bombance (oui mais JA avait proposé O Miramo, excellent).
Et, c'est reparti toujours sous le déluge de pluie vers Ribera Quente du coup. Là, on aurait déjeuner dans un petit resto sympa mais personne n'a fait confiance à MJ, voilà...
En fait, c'est un petit port de pêche ordinaire très accessible et assez fréquenté. Pas vraiment le hameau de pêcheurs typique et charmant décrit dans le Petit Futé et présenté par MJ comme tel... Et les averses, toujours les averses. Après une halte à l'entrée de la ville pour admirer d'autres fumerolles et des dépôts de soufre, route vers le bain chaud de Furnas. Décidément, on aime ça !! Là, ô bonheur, une belle éclaircie le temps de faire trempette dans une eau rougeâtre à 39°.
Un petit détour au miradouro Pico do Ferro pour jouir de la vue panoramique sur les environs, ville et lac et il est temps de prendre le chemin du retour car Richard prend l'avion le lendemain matin de bonne heure. Nous le lâchons à la marina pour qu'il fasse ses bagages et repartons vers l'hypermarché de la capitale pour un bon avitaillement en prévision d'une traversée vers Madère le lundi. Mais la météo est capricieuse ces temps-ci !

Jeudi 13 septembre

En attendant G... euh ! François.
Journée de pluie et même de belles averses !! Du jamais vu pour nous ici... Du coup, journée à bricoler à l'intérieur de Manu Atea pour lui remettre en état l'ensemble pompe-vérin de quille. Pas simple, d'ailleurs le déplacement du boîtier de commande électrique n'est pas suffisant et l'opération reste à renouveler... Bien joué ! Ça nous a quand-même pris l'après-midi et encore plus celui de JA... MJ poursuit son travail de préparation d'un article pour le magazine V&V sur le mal de mer et son traitement par l'optocinétique, son témoignage avec photos... Pas simple de retrouver les bons (et les mauvais) clichés ! Bon, enfin tout ça occupe en attendant... François !!! Arrivée à l'aéroport de Ponta Delgada à 21h20 normalement. Et, au ponton à ??
Évidemment, pour l’accueillir, nous avons fait les choses en grand, mais on s'est un peu planté et ce sont les vannes célestes qui se sont ouvertes en grand de sa sortie de l'aéroport à l'arrivée à la marina.
Juste une petite éclaircie le temps d'aller à pieds au ponton, et les foudres célestes se sont abattues sur la ville. Quel accueil !!!
Comme il avait besoin d'être bercé pour s'endormir, nous avons mis en route une petite entrée de houle qui nous a tenus toute la nuit et même plus, histoire de l'amariner d'emblée.


jeudi 13 septembre 2012

Mercredi 12 septembre

A la recherche du tuyau … et rencontre
La météo s'améliore de façon notable, du ciel bleu et du soleil pour l'après-midi... Mais ça ne va pas durer paraît-il et même sérieusement se gâter dans les jours qui viennent. Une belle dépression, pour ne pas dire un cyclone, menace à nouveau de sévir dans les parages et surtout sur la route de Madère !!
Et encore une journée à ne pas faire mais seulement à être, comme dirait JA ! Ce qui est déjà pas mal, me direz-vous... Alors, qu'est-ce qu'on a bien pu faire ? Le matin, on n'a pas mis le nez dehors avant la douche de midi. On a bricolé sur nos ordis respectifs, échange de mails et nouveau travail d'écriture pour MJ qui poursuit avec V&V, le magazine cette fois.
L'après-midi est consacré à notre fameux tuyau de gaz ! Une nouvelle info d'une boutique de la marina nous conduit dans un magasin spécialisé dans le centre ville. Là, pas le tuyau recherché mais … un jeune couple d'Açoriens se préoccupe de notre cas et nous embarque aux quatre coins de la ville et même jusqu'à São Roque pour dégoter le tuyau tant convoité. On ne sait plus comment les remercier mais ils insistent pour poursuivre la quête, jusqu'à en faire une véritable cause nationale solidaire, disent-ils avec humour. On finit par rentrer bredouilles au bateau puis au bar de la marina devant quelques cervejas bien méritées. Montserrat est Espagnole et Tiago Açorien. Ce sont des artistes de la vidéo. Montserrat est spécialisée dans le docu du patrimoine traditionnel et oral, Tiago est réalisateur de films documentaires et de fictions. Nous apprenons des tas de choses intéressantes sur la culture locale et les coutumes. Nos échanges se font un peu en français mais surtout en espagnol.
Belle rencontre, une fois de plus. Nos chemins croisent décidément bon nombre de personnalités attachantes et peu ordinaires. La vacuité est notre quotidien, pourrait-on dire, mais que nos journées sont riches et que le temps passe vite !

Lundi 9 et mardi 10 septembre

Banalités d'escales
Bien peu à raconter à vrai dire pour ces deux journées. Il ne fait pas beau. On a même le droit à de l'orage et des averses... Incroyable, du jamais vu pour nous aux Açores !! JA a même pris la précaution de débrancher l'antenne VHF et d'arrêter toute l'électronique le premier matin, c'est dire !
Enfin, on est malgré tout toujours aussi occupés mais on ne sait pas bien dire par quoi en fait...
Le lundi matin, nous partons nous renseigner à l'office du tourisme (on y parle le français!) pour les horaires de bus, les musées et expos, etc... Et, sur la route du retour, la faim se faisant sentir, nous nous arrêtons déjeuner dans un petit resto La Mascotte, pour un bife frites. Mais pas terrible, on ne le recommandera pas.
Nos occupations ? Écriture encore et toujours pour MJ, ordi du bord qui ne tourne pas rond pour cause de virus pour JA, errance dans la ville et lèche-vitrines à l'occasion de quelques courses. Nous sommes en effet à la recherche d'un tuyau de gaz pour la gazinière et ce n'est pas facile du tout à dénicher. Cela nous entraine, renseignement pris, dans les hauteurs de la ville où se trouve le Parque Atlantico, le Centre Commercial de l'île, que dis-je des Açores, immense galerie marchande comme chez nous, dites-donc !! Il est vrai que nous sommes à la capitale açorienne... 
Sinon, nous prenons le temps de papotages sur les pontons à l'occasion, notamment avec l'équipage de Gringo basé à Cherbourg mais un peu partout depuis 3 ans et qui rentre tout juste de Terre Neuve. Isabelle est formatrice et a pris un long congé de 5 mois pour naviguer avec Rémy, ancien marin-pêcheur et spécialiste de la morue ! Alexandre, son fils de 31 ans, est intérimaire dans l'industrie et vit sur son bateau au port de Cherbourg. On finit par un apéro à leur bord pour déguster la spécialité de Rémy, les acras de morue !! Excellent ! On a pris la recette mais on ne promet rien, rien du tout même !!... Isabelle, Rémy et son fils Alexandre reprennent la mer demain matin pour Cherbourg. On leur souhaite bon vent.
Et, comme chaque soir à partir de 22 heures, nous profitons depuis notre cabine, du concert du bar d'en face, le Baia dos Angos, pour des morceaux de Sting ou autres tubes des années 80. Mais, cela n'est pas du tout dérangeant, nous avons le sommeil lourd tous les deux !

mercredi 12 septembre 2012

Samedi 8 et dimanche 9 septembre 2012

Une nav bien tranquille

Départ à l'heure prévue, il faut dire que ce n'était pas bien tôt, 12h. Pourquoi ? simplement si nous partions plus tôt nous arrivions à une heure déraisonnable le matin ; un départ à 8h donnait une arrivée à 5h le lendemain ; à 11h : 7h30. Par contre en partant à 15h, il était prévu de la pétole à l'arrivée. Nous nous étions donc pris la fourchette 11h-12h.
Nous devions avoir du vent secteur suroît 10nds, nous avons, quand il veut bien se montrer du vent de est-sudet en plein dans le nez, intéressant. MoraMora, parti à 9h, à 16 milles devant nous à lui le vent de suroît annoncé. Décidément, ce canal São Jorge nous le feront toujours au moteur.
A 14h30, dégagés en grande partie de Pico le vent rentre un peu de secteur … noroît, allez comprendre quelque chose aux conditions locales avec tous ces sommets.
A 16h15, dégagés de tout, le vent respecte enfin les prévisions, 15 à 25 nœuds de suroît à ouest. Nous passons du génois au spi et c'est toute la nuit qu'il nous tirera jusqu'à São Miguel. Les quarts se succèdent aux quarts, MJ et JA sous spi ne dormant que d'un œil. A partir de 6h du matin le dimanche, le vent tombe, 8nds qui nous permettent de marcher à 6nds en pointant un peu plus que prévu sinon un peu de mer le dévente. La pétole arrive un peu plus tôt que prévue, 5-6 nds à 8h, nous nous traînons à 3-4 nœuds ; oups, désolé pour ceux dont c'est la vitesse normale !!!
A 9h, nous affalons le spi pour les derniers 3 milles et à 10h nous sommes devant la capitainerie de Ponta Delgada. Paperasse réduite, mais quand même bureau de l'immigration, plein de gas-oil et place au ponton ; "prenez celle que vous voulez", évidemment il doit y avoir une quarantaine de canots pour 350 places...
Petit déj comme d'habitude mais à … 11h et grosse sieste récupératrice.
A l'heure espagnole, nous déjeunons à 15h. S'en suit une recherche des contacts des ports des Canaries pour essayer de trouver une marina où l'on puisse laisser sans inquiétude Manu Atea au ponton ou à terre sans que cela nous coûte une fortune.
MJ, qui envoie les mails en espagnol (seguro!), peste des retours pour adresses inexactes fournies dans le guide Imray. JA cherche sur le net des infos sur les ports, il y en a pas mal mais pas tous bien protégés, tarifs et disponibilités jamais fournis.
A 20h, nous décidons d'aller nous aérer les neurones et se prendre une bière. Nous traînons un peu sur les quais, un peu plus loin que notre bar d'en face et devinez ce que l'on voit, un magasin. Oui oui, un beau magasin de fringues évidemment, et qui plus est avec des soldes. Je ne sais lequel de nous deux à mis le pied le premier, je pense que c'est la chipie, mais le sage n'est pas en reste. L'une part avec un petit short sympa comme tout, vous vous en doutez, l'autre plus terre à terre,un tee-shirt technique en laine mérinos, mais il n'y avait plus sa taille dans les vêtements sympas.
Ayant dépensé des sous en fringues, il est déjà 21h30, nous zappons la bière mais prenons sur el barco, un apéro en dégustant les lapas et ormeaux pêchés vendredi par JA...

Vendredi 7 septembre 2012



Petite cueillette marine et gourmandise


Ce matin, notre ami Gégé est passé alors que nous discutions de notre programme de la journée. MJ propose une rando de 16km, avec un dénivelé de 400m. de montée et 700m. de descente. JA est un peu réticent et se méfie de l'optimisme avéré de MJ concernant les randos. Il souhaitait la raccourcir et ne faire que le chemin  de crête qui c'est vrai, doit être splendide. Oui, mais voilà que Gégé propose d'aller pêcher lapas (cela ressemble à des berniques de chez nous mais en plus plats et surtout meilleurs) et ormeaux (il paraît qu'il y en a et qui ne sont pas pêchés ici). 
Ouf ! JA sauvé, enfin pas tout à fait car c'est lui qui doit se mettre à l'eau. MJ, Martine et Gégé se déclarant incompétents, n'ayant pas de diplômes de plongeurs, triste prétexte !!!
Nous voilà donc partis en annexe pour une partie de pêche, plutôt de cueillette. Un peu de ressac ne facilite pas la tâche et d'ormeaux que nenni ; deux malheureux qui ne sont même pas à la maille de chez nous. Quant aux lapas, une heure et demie de ramassage n'a pas suffi à remplir deux assiettes, même pas de quoi se les faire en apéro. Visiblement ce ne devait pas être le bon coin, pourtant JA a testé entre 0 et 6m de profondeur ; source de renseignements à revoir. Bref, MJ qui avait passé 2h avec les Mora Mora dans l'annexe avait quelques fourmis dans les jambes. Une petite balade vers Morro Grande, colline qui surplombe la ville, formée par un ancien volcan, proposition déclinée par JA (1h30 de baignade avec quelques apnées tout de même)… Au retour, MJ a trouvé le magasin de pêche ouvert et comme elle avait perdu quelques leurres récemment… Nous avons retrouvé Martine et Gégé dans le bistrot devant l'église pour une dernière caiperhina à Velas.
Cette journée valait bien un petit pèlerinage au restaurant d'application A Quinta à Queimada qui nous avait régalé l'an dernier. Très bon cette année mais un peu moins d'attentions. En rentrant en taxi, celui-ci nous apprend qu'il y a eu un changement d'équipe, ceci expliquant peut-être cela à moins que l'effet de non-surprise y soit pour quelque chose !
Pour info : taxi, AR 16€ et restau 31€ tout compris.