mercredi 17 octobre 2012

Mardi 16 octobre

La vie est douce à Graciosa...
On commence à prendre nos marques dans cette petite marina bien tranquille. Tout y est simple, à échelle humaine. On se promène dans la matinée dans ses rues de sable sans circulation hormis quelques 4x4 safari ou VTT... Il fait beau, l'air est chaud malgré quelques passages nuageux et un vent de nord-nordet qui souffle en permanence. Nous n'avons pas encore eu droit au sirocco.
Quelques courses et du net devant un petit café. On a ses petites habitudes, ça y est !! Et on y retrouve toujours à peu près les mêmes fidèles.
Recherche d'un hôtel, mails annonçant notre retour imminent en France etc... et la matinée est vite passée quand on émerge à 9h, hein MJ ?
Après-midi consacrée aux débuts de préparation du bateau pour son hivernage en solitaire ! Rinçage, on en profite, il y a de l'eau aujourd'hui, amarrage définitif... On en garde pour les jours suivants et il y aura de quoi faire, vu qu'il nous faudra emballer les winches, poulies et hublots... à cause du sable qui nous arrive régulièrement du Sahara.
Jogging dans le désert pour MJ (un réel plaisir dans un tel cadre !) pendant que JA se fait rédacteur d'article sur un problème électronique vécu à bord lors de notre traversée entre Santa Maria et Madère... et on termine la journée sur le net, pour changer, de façon à enregistrer nos cartes d'embarquement de vols.
Chapeau traditionnel pour les hommes et les femmes
Au moment où nous quittons la table, nous avons la surprise de retrouver Francis et Annick arrivés le jour même au mouillage de la Playa Francesca avec leurs amis belges. Après un rapide papotage, nous ne traînons pas, il fait un peu frais ce soir ! Nous rentrons bien vite nous réchauffer au bateau (il doit faire 22°!).
Sortie de l'imprimante pour imprimer nos billets. Bonne idée que nous avons eu d'acheter cette imprimante-scanner, un peu encombrante mais elle rend bien des services et fonctionne sur le petit convertisseur du bord. MJ sort son Mac et là, 2 pages d'un document d'Adrien restés dans le buffer. Y en a-t-il d'autres ? Mais où est le buffer sur un Mac ? JA peste, MJ ne sait pas (comme beaucoup d'utilisateurs de Mac !). Bref, JA trouve ce qu'il cherche et les billets sont tirés ! Un peu d'écriture pour ce foutu blog et ...demain est un autre jour !!

Lundi 15 octobre

La marina de Caleta del Sebo
Bain matinal pour MJ, pendant que JA prépare le petit déj pour sa naïade, puis départ pour le port de Caleta del Sebo où la place n°55 nous attend au second ponton en rentrant. Adios le beau mouillage de la Francesca !
Mais on ne va pas faire les délicats, trop contents d'avoir un emplacement pour les trois mois où nous allons abandonner Manu Atea, histoire de rentrer au pays voir la famille et les amis...
Le marinero du port nous accueille immédiatement à grands coups de sifflet et nous confirme notre place. Pas de problème, il y a du monde pour l'amarrage, les voisins, Thierry et Christophe, mais ils sont si occupés à papoter que personne n'attrape l'amarre tendue par MJ ! No problema, l'accostage est sans difficulté et JA manoeuvre comme un "dieu" !
Formalités d'usage à la capitainerie où nous attendons notre tour avant de rencontrer Pedro l'aimable responsable de la marina. Ici, tarif très économique, pas d'électricité mais l'eau est disponible malgré quelques coupures régulières le week end. Lîle est en effet animée ces jours-là, beaucoup de Canarians venant profiter de ce petit paradis. Les douches sont froides. Service minimum mais à 8,76 € la journée, on s'en contente fort bien !
Direction la poissonnerie mais pas de poisson frais, ni demain sans doute car le temps est mauvais, nous précise la vendeuse qui nous offre d'ailleurs trois lapas qui lui restent pour nous faire plaisir. Faute de mieux, on achète donc du poisson congelé dont on ignore le nom, mais c'est du gros... et on fait deux trois courses dans l'un des deux supermarchés du village.
Après-midi tranquille au bateau entre sieste et séance coupe de cheveux pour JA chez sa coiffeuse préférée avec des ciseaux empruntés à des voisins de marina. Ambiance, ambiance pendant la séance. JA proteste, il ne faut pas trop couper, et surtout pas plus sur les côtés et derrière que sur le dessus de la tête ! Un peu d'énervement, on révise la coupe et l'affaire est conclue. Jugez vous-mêmes du résultat !!!
En fin d'après-midi, c'est séance wifi à l'un des deux bistrots connectés ! On doit réserver nos vols pour la France. C'est chose faite ! Un vol de Lanzarote pour Séville le 26 octobre, et un second pour Marseille le lendemain. Le tout pour 174€ pour nous deux, bagage supplémentaire compris ! Restera à se trouver un hôtel à Séville.
Vite, vite, on rentre du coup à la bourre au bateau où nous avons proposé un apéro aux deux Chantal, à Christophe et Thierry... Apéro qui se prolonge comme de bien entendu !

mardi 16 octobre 2012

Dimanche 14 octobre

La vie à la Francesca
La vie à la Playa de Francesca c'est une visite dépannage électronique sur le cata d'Eric et Béa rencontrés à Quinta do Lorde, le soleil, la mer, un cadre exceptionnel et des températures, ma foi, fort agréables, du genre 28°! La vie est parfois trop dure ! C'est aussi la baignade retour jusqu'au pour MJ. Que l'eau est bonne... Quel plaisir de retrouver ces bains de mer tant attendus !
Retour déjeuner sur Manu Atea et notre taxi-boat de Liladhoc (Béa et Eric & Co) passe nous récupérer pour faire une balade rando sur la partie ouest de l'île, le volcan La Montana Amarilla qui porte bien son nom. Elle culmine à 172 mètres. Beaux panoramas une fois parvenus à son sommet, vues sur Alegranza et Lanzarote bien sûr... et bien évidemment sur le très beau mouillage où nous sommes.
Cette île a un charme fou avec ses paysages lunaires pelés. C'est un havre de paix qui reste épargné par la civilisation, elle est finalement peu fréquentée en dehors du village principal. C'est une sorte de petit désert au milieu de l'océan.
Au retour, on ne résiste pas à une bonne baignade (sauf JA pour qui les eaux ne sont pas encore assez chaudes !), même jusqu'à Manu Atea pour MJ.

dimanche 14 octobre 2012

Samedi 13 octobre

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La Graciosa au mouillage
Nous terminons la nav ainsi jusqu'à l'arrivée au matin sur les Canaries. Vue sur l'île Alegranzada, Graciosa et Lanzarote. Des îles pelées, désertiques avec reliefs ! Changement radical de paysage...
Arrivons sur le mouillage de Playa Francesca où il n'a pas moins de 25 voiliers au mouillage.

Nous poursuivons jusqu'à la marina de Caleta del Sebo au cas où il y aurait une place pour nous accueillir. On distingue bien deux places libres mais le gardien du port nous précise qu'elles sont réservées et qu'il faut revenir lundi se renseigner. Les places sont chères ici ! Retour au mouillage devant la magnifique plage de sable blanc où nous croisons JAD. Le cadre est paradisiaque mais quelque peu pollué par une horde de touristes à bord d'un gros cata diffusant les tubes espagnols à donf... Quel gâchis !

JAD ou Just A Dream
C'est vrai que c'est le week-end et on peut espérer que ce sera plus calme en semaine.
Sinon, l'endroit a tout pour plaire et MJ ne traîne pas pour s'offrir une petite bronzette et un bon bain de mer pour vérifier la tenue du mouillage par exemple. 
L'air est à 26°, l'eau à 20°, même si le vent souffle assez fort. Dès 17h30, les gugusses du cata quittent la place et c'est tant mieux ! On n'entend plus que le vent...
C'est alors qu'on se décide enfin à partir explorer l'île, tout au moins vers le village qui a plutôt l'apparence d'un village grec avec toutes ses maisons blanches aux volets bleus. Pas de route, ici, tout est piste de sable ! Seuls les 4X4 safari peuvent circuler. Annexe et marche, et nous voilà au coeur de la vie locale. C'est le week-end, il y a foule et ambiance dans les troquets ! Hasard, nous y retrouvons de suite Christophe et Chantal à peine entrevus à leur départ de Quinta do Lorde qui nous invitent à partager leur table avec leurs amis Thierry et Chantal au bar qui fait face au port. Papotages habituels, projets, naves... Et, on aperçoit le gardien du port qui passe d'un air bien décidé... MJ n'hésite pas une seconde, le suit pour l'interpeller. No souci, une place est réservée pour Manu Atea à partir du lundi 15 octobre et ce, pour trois mois !! Royal ! Le port semble sûr et les prix défient toute concurrence ici aux Canaries. Parfait, on arrose la bonne nouvelle par une tournée supplémentaire.
Sur le chemin du retour, arrêt wifi au petit snack indiqué par Christophe et Chantal et du coup pause grignotage du dîner, histoire de lire les mails et surtout de mettre à jour le blog. Puis retour nocturne en essayant de retrouver la piste pour rejoindre notre petite annexe et Manu Atea qui nous attendent bien sagement. Au bout d'une heure, un petit déca et une pâtisserie achetée en route, et c'est l'heure du repos des guerriers.

samedi 13 octobre 2012

Jeudi 11 et vendredi 12 octobre

Départ pour les Canaries !
Mais pas de panique, on ne part qu'en après-midi et encore finalement vers 16 h 30 vu les conditions météo. On prend le temps de préparer le bateau, de papoter de ci de là, on a notamment la visite d'Eric qui vient charger Zigrip et Opencpn. Il est à bord d'un Outremer 49 avec sa petite famille, Béatrice et ses 3 enfants entre 5 et 13 ans. On les retrouvera à Graciosa après leur halte aux îles Salvagens pour la pose d'une balise de Voiles sans Frontières.
Départ à l'heure dite et déjà on croise un paquebot sortant de Funchal à qui l'on doit céder la route. Navigation sous spi jusqu'aux îles Désertas, puis sous gennak la nuit arrivant et le vent montant à 20 nds. Plus cool pour les quarts. C'est MJ qui s'y colle en premier comme d'hab, jusqu'aux environs de minuit, puis à tour de rôle toutes les trois heures jusqu'au matin. Nav tranquille même s'il y a un peu de mer. On tente bien de pêcher mais malgré nos nouveaux montages, que nenni, le poisson ne daigne pas s'approcher de magnifiques leurres !
Décidément, nous ne sommes pas chanceux cette année, ou vraiment mauvais, ou les deux !
Les premières heures paraissent un peu longues, pas grand chose à faire pour s'occuper. Nous recevons les appels VHF de Jad, cata Lagoon de 40 pieds parti environ deux heures avant nous et avec qui nous naviguons de conserve pendant ces deux jours.
Dans l'après-midi, on croise l'Akademik Ioffe, a priori transporteur de passagers, faisant route vers Monte Video. Pas plus de précision, nationalité ? Charge ?...
Cette deuxième journée a été tout aussi cool avec un vent de 13 à 15 nds en moyennne. Le vent monte toutefois en soirée jusqu'à 25 nds mais nous avions sagement pris la décision d'affaler le gennak pour mettre le génois pour la nuit.

Mardi 9 et mercredi 10 octobre

A la marina Katia Mafia* !
Cool à la marina pour le bricolage ! Ça y est, le soufflet de quille est mis en place, le réglage du vérin de la quille n'est en revanche pas évident et, malgré maints essais, il n'est pas bien calé !! Mais le boîtier est enfin (après la énième tentative) à la bonne place et ne bute plus dans le coffrage. Ouf ! C'est toujours ça de fait !
MJ, après quelques recherches aidées par le marinero Carlos et son petit véhicule électrique, finit par dénicher le passage vers un petit coin de baignade derrière la digue de la marina. Oh ! Trop bon, ce bain. Il fait si chaud !
Vers 17 h, on se permet tout de même une balade sur la pointe de Sao Lourenço non loin de la marina. Un endroit désertique aux couleurs surprenantes... Dommage, partis un peu tard, nous n'avons pas le temps de poursuivre jusqu'au bout de la pointe avant la nuit.
Nous nous faisons raccompagner par un jeune couple de Madérans jusqu'à notre marina.
Arrivés au ponton, JA s'étonne de ne pas trouver son portefeuille... Papiers, carte bancaire ! .
Il pense qu'il a glissé de sa poche dans la voiture ! Bon plan. Et, il n'en est pas à son coup d'essai... On avertit Carlos le marinero qui prend part à notre désarroi et va se charger de prévenir le gardien...
Y'a plus qu'à espérer que les gens retrouvent au plus vite le portefeuille et le rapportent à la marina, d'autant que nous quittons Madère jeudi. Retour au bateau pour s'apercevoir que le portefeuille nous attend gentiment sur le siège du cockpit, sans doute posé là par JA avant son départ pour la petite rando. Tout est bien qui finit bien !
Matinée du mercredi consacrée au ravitaillement du bateau. Nous avons même le privilège d'aller au supermarché de Machico en BMW avec chauffeur. Nous aurions de fait, semblerait-il loupé la navette qui serait partie un peu avant les 10h convenues. Parfait ! Livraison jusqu'au ponton. La mafia a du bon tout de même...
L'après-midi, JA se prend la tête avec l'électronique et l'informatique. Appels au secours à Mino qui règlent un certain nombre de choses mais pas tout malheureusement ! MJ a bouclé son papier presse, envoyé ses mails, papoté avec les uns ou les autres à la marina... et accompli de petites missions insignifiantes de fée du logis.
Apéro le soir venu chez les Mora Mora avec leurs amis avant notre départ pour les Canaries, et notamment la Graciosa demain en début d'après-midi. Attention ! A Machico ce matin, nous avons encore investi dans du matos de pêche !!... Affaire à suivre... La dorade coryphène ou la bonite n'ont plus qu'à être au rendez-vous !
* c'est le prénom de la secrétaire de la marina. Et l'expression d'usage à Machico !

jeudi 11 octobre 2012

Dimanche 7 et lundi 8 octobre

Relax à la marina et... miracle !
Plus de voiture de loc, ça tombe bien nous avons des tas de choses à faire ! De l'électronique à réparer, le soufflet de vérin de quille à réinstaller, du nettoyage laissé en plan dans des recoins (débris de verre du four et eau de mer de notre dernière nav agitée !) etc.. etc...
Nous nous exécutons donc à peu près pendant ces deux jours. MJ en profite aussi pour finaliser son article pour V&V et choisir ses photos... et entre autres régler les formalités de demande de place à la marina de La Graciosa aux Canaries. Nous avons en effet prévu de partir jeudi prochain si la fenêtre météo se confirme. Nous avons d'ailleurs passé aussi du temps à repérer d'éventuels possibilités de vols d'avion pour notre retour en France et à combiner un calendrier pour la suite de notre grande croisière !
Dommage qu'il n'y ait pas de possibilité de baignade à proximité pour se distraire un peu d'autant qu'il fait bien chaud ces jours-ci ici. Mais, on ne va pas se plaindre quand on sait qu'il fait du crachin en Bretagne !
Les journées passent encore trop vite et nous n'avons pas terminé notre travail qu'il est déjà temps de partir à Machico, ville voisine pour la fête du Senhor dos Milagres. Cette éphéméride est l'une des célébrations religieuses les plus marquantes de tout l'archipel de Madère. Des Vannetais naviguant sur un HR 40 rencontrés dans la journée nous ont gentiment proposé de les y accompagner.
Nous y arrivons vers 20 heures, il y a foule ! Impressionnant... Des milliers de pèlerins défilent dans la rue brandissant leurs lanternes bougies, une ou plus chacun. La célébration se déroule tout d'abord dans la chapelle du Senhor dos Milagres qui a été détruite par une inondation en 1803 et plus tard reconstruite. La statue a été emportée par la mer au cours de la tempête puis retrouvée trois jours plus tard. Elle est ensuite restée dans la cathédrale de Funchal avant de reprendre sa place dix ans plus tard, en 1813 dans la chapelle d'origine. Pendant deux jours, les pèlerins rendent donc hommage au Senhor dos Milagres (Seigneur des miracles).
Des bougies pour les miracles dont ils ont bénéficié ! Certains portent même un bras, une jambe, un crâne, une poupée... enveloppé dans un linge, symbole concret du mal dont ils ont été guéris. La procession se fait dans un recueillement presque émouvant. Pas un mot, même le public se fait discret et respecte cette atmosphère de grande religiosité.
Nous avons un peu plus de mal à rester silencieux et recueillis et nous commençons à nous lasser du spectacle, une marée humaine interminable. Mais combien peuvent-ils bien être ? Plusieurs milliers, c'est certain. Au bout d'une heure, nous filons donc vers la place centrale pour y découvrir une toute autre ambiance. Il y a foule aussi pour se régaler de brochettes et autres nourritures terrestres !
Nous ne tardons pas à nous joindre aux groupes pour choisir nos brochettes et les faire griller sur les grands braseiros à disposition. Ambiance conviviale !
Mais le clou de la soirée arrive, vite, vite... on court voir ! Précédé d'un cortège d'hommes en chemise blanche et pantalon noir armés de flambeaux,... le Christ sur sa croix, protégé par un plexiglass bien installé dans une barque sur remorque ! Et le tout en musique... au son de la fanfare.
Bon, c'était à voir tout de même ! On retourne bien vite à notre table déguster nos brochettes de bœuf et nos bolos do caco, spécialités de pain du pays..
Difficile de manger avec dignité, on doit se résoudre à mordre comme des barbares dans nos coriaces morceaux de boeuf et on s'en met partout !! Pas joli, joli... On s'en sort nettement moins bien que nos voisins de table Madérans, il faut bien l'avouer.
Ambiance musicale aussi, les gens chantent en bande, des groupes de musique sont dispersés dans la ville, on chante, on danse gentiment un peu partout ! Bien sympathique tout ça. Comme quoi, la religion a du bon tout de même !!