lundi 19 août 2013

Mardi 12 août : le sud et le centre

 On dirait le Sud... Et toujours en été, chantait Nino Ferrer... Et bien, on nous avait prévenu pourtant, pas terrible le sud de l'île ! Vaste station balnéaire où les tours opérators parquent leurs touristes. Qué tristesa y qué pena !!... Au bout de 45 mn, on finit par pouvoir jeter un oeil sur les dunes de Maspolomas parce que MJ insiste pour apercevoir un bout de ce soit-disant désert de sable. Puis on passe notre chemin... Trop touristique pour les sauvages de bretons que nous sommes!
Conseillés par Chris, nous faisons la pause déjeuner à El Pajar, chez La Boya, avec vue sur l'usine de ciment !!... Cadre peu romantique et resto cantine pas cher du tout et correct quoique... la paëlla ne mérite aucun compliment ! Incroyable, ce resto. On a eu la chance d'arriver vers 2h, juste avant l'affluence ! Ensuite, c'était ticket comme chez le boucher et file d'attente à l'extérieur !!
De là, on s'engage dans la montagne, la côte ne présentant aucun intérêt a priori. Direction El Baranquillo Andrès pour le point de vue... Routes étroites et sinueuses à souhait pas fréquentées ! Et justement, on s'aperçoit qu'on attaque la réserve d'essence et vu la consommation dans la montée, on n'a plus qu'à espérer une station dès notre retour à la civilisation. On passe l'embalse de Soria (lac) et on complète le réservoir à San Bartolomé de Tirajana.
Fataga est maintenant au programme (on suit toujours le guide Chris !), joli village aménagé pour le touriste mais déserté ce jour-là. Et, ici, étonnamment, de l'eau qui circule dans des conduites en ciment et même un moulin à eau !! Demi-tour, on remonte vers Santa Lucia et enfin Aguïmes pour découvrir le Barranco (vallée) de Guayadeque. 
Etrange que ce parcours ponctué d'habitats troglodytes mis en valeur à la tombée de la nuit par des réverbères. De beaux restaurants aménagés de façon originale bordent et terminent cette route qui grimpe et s'enfonce sans lacets dans l'arrière pays. Ce barranco était l'un des plus peuplés de l'île à l'époque primitive.

Découverte de l'île

Dimanche 11 août : le nord-ouest et le centre
Voiture de location dénichée la veille chez Raul (Sansu, rue …. pour 25 €/jour), nous prenons la route vers 10h avec Yves pour le marché de Teror. Belle petite bourgade traditionnelle avec ses façades et balcons restaurés à l'ancienne. C'est apparemment la capitale religieuse de l'île, en témoigne sa basilique de Nuestra Senoraa del Pino richement décorée et bondée ce matin-là. De nombreuses femmes s'éventent grâce au tradionnel éventail bien qu'il y fasse bien frais !
Quelques courses et direction Tejeda pour le déjeuner. Accrochée à 1000 mètres d'altitude sur les flancs d'un gigantesque cratère d'effondrement, la ville se blottit au milieu de champs de céréales en terrasses, de vergers et potagers. Cadre magnifique dominé par le Roque Bentaiga (1404m) et le Roque Nublo (1817m). C'est ce dernier qui nous tente pour une petite ascension... en pleine chaleur. Heureusement, petite rando qui ne dure qu'une heure aller retour ! Mais l'effort est récompensé, la vue est extraordinaire...
Retour par... ben justement on a bien du mal à lire la carte et à trouver notre chemin ! Ce sera finalement par Artenara un peu au hasard et on rejoint la côte d'Agaete par des routes en lacets qui n'en finissent pas. 
JA s'éclate au volant comme si on faisait un rallye !! Pause rafraîchissante dans le petit port de Las Nieves, protégé par El Dedo de Dios qui s'est d'ailleurs effondré, victime de l'ouragan Delta en 2005, avant de rentrer au port.

dimanche 18 août 2013

Du 5 au 10 août : Gran Canaria

Las Palmas
Partis de Corralejo de Fuerteventura le lundi à 8h30, nous sommes arrivés au port de Las Palmas le soir même à 19h30. Une nav entre 20 et 28 nds de vent, régulièrement aux alentours de 23 nds. Sous GV à un ris d'abord puis haute et génois, au près puis au largue, nous avons marché à une moyenne de 9 nds. La mer en revanche était assez pénible, le bateau faisait de belles embardées à cause de la houle et d'une mer désordonnée. Et, bonus, nous avons fait quelques rencontres des plus sympathiques, de nombreux poissons volants bleus fluorescents, toujours aussi impressionnants de rapidité et de coordination en vol et plongée mais aussi une belle tortue ! C'est la première fois en revanche que nous en croisons une en mer...
Tout s'est bien passé mais nous étions contents d'arriver, attendus par notre ami Yves qui avait retardé son départ sur La Palma pour nous accueillir !
A peine débarqués, après une bonne douche pour nous dessaler, c'est à bord de la Marie Galante que nous avons passé la soirée.
Le lendemain, nous avons retrouvé aussi Konstantin rencontré aussi à La Graciosa que l'on savait encore au port par échange de mails.
Un quator qui s'est retrouvé régulièrement à bord de l'un ou l'autre de nos bateaux pour partager les bonnes choses de la vie !! Et, notamment fêter le grand jour que fut le dernier jour des 63 ans d'Yves !! Cake façon Manu et tarte au citron meringuée pour cette grande occasion à bord de Manu Atea... Finalement, notre capitaine breton avait décidé entre temps de remettre son départ à plus tard. Alors le lendemain, on a dû fêter le premier jour de ses 64 ans à son bord !!
Les journées passent trop vite ainsi, le temps aussi de faire quelques petites courses et démarches par exemple pour la bouteille de plongée (le Buceo en face du port est très bien et sympa !), la roue du vélo de JA (le magasin Vadebicis de la calle Leon y Castillo n° 157 dans le quartier Lugo est parfait !), une antenne wifi grande portée (chez Manhattan, le magasin d'électronique est accueillant et l'antenne à 42 € efficace, rue Alemania dans le quartier Alcaravaneras), trouver un anti-fouling pas trop cher...
On circule à vélos dans cette grande ville plutôt sympathique, à l'atmosphère qu'on trouve agréable. On craignait à vrai dire ne pas aimer cette métropole aux voies rapides et à la vie trépidante. Mais il n'en est rien ! On s'y sent bien... Et son rythme reste très humain et tranquille.
On profite régulièrement du mercado bien achalandé (de la rue Nestor de la Torre, toujours dans le quartier Alcaravaneras). Le poisson et la viande de bœuf ou d'agneau y sont d'une grande fraîcheur ! Excellent !
La grande place de Santa Catalina est toujours assez animée par la présence de jeunes skateurs et en soirée la rue du Mercado de puerto est bondée des citadins venant se détendre autour d'un verre et de tapas après la dure journée de labeur.
Et le samedi soir, c'est fête ! C'est la ruta de la musica... qui mène de bar en bar pour profiter de différents concerts en terrasse ! On commence d'abord tous les deux guidé par Chris, un anglais de la Cornouaille qui vit ici depuis quelque temps... par un concert de blues de grande qualité à la Guarida, sur la promenade de la plage de las Canteras où MJ se baigne de temps à autre ! Un super moment musical... Puis on laisse Chris en compagnie de ses amis pour un apéro à bord d'Obsession, où Konstantin arrose son imminent départ. 
C'est avec nos deux acolytes Yves et Konstantin, que nous dirigeons vers le Tiramisu... Pas de concert exceptionnellement ce soir-là ! Alors, on file vers le plan n°4, le Numbai non loin de la plaza de la musica pour une ambiance latino dansante !
Par curiosité, on enchaîne par Le Nasdaq Mojo près de l'Auditorium mais il faut attendre 1h du mat pour que le concert rock démarre... Alors, on se rentre gentiment à la marina.

mardi 6 août 2013

Samedi 3 août : Fuerteventura

Troisième jour et dernier jour de balade en voiture. On démarre tard et on se contente d'un petit tour sur la côte nord ouest à El puertito de Los Molinos, un endroit bien sympathique, tout simple et joli, avec sa plage coincée entre deux zones rocheuses. Bien à l'écart de la masse touristique du reste de l'île, les habitués viennent ici quelques jours de vacances en caravanes.
Resto conseillé par un policier, Antonio Canon, rencontré sur le port de Morro Jable, c'est la Casa de Luis, à l'entrée de la ville de Tiscamanita peu avant Tuineje. On y passera quand même 2 heures, le temps d'une bonne cuisine familiale, pour y déguster de la carne frita de cabrito accompagnée de toutes fines allumettes frites. Excellent ! Le patron nous fait goûter en plus la carne de cabra en sauce... Très bon aussi ! On termine par un bienmesabé, une spécialité canarienne déjà testée, un mélange d'amandes, miel, chocolat. On repart gavés pour la journée !
Avant de rentrer à Corralejo rendre la voiture de loc, rapide détour vers Pozo Negro sur la côte est pour quelques minutes de repos sur la plage. Lieu très ordinaire qui ne vaut pas spécialement le déplacement...

Vendredi 2 août : Fuerteventura

Le sud du sud...
Route directe vers Morro Jable, ville éminemment touristique, peuplée essentiellement de teutons, nous a-t-on dit... des immeubles, des hôtels, des boutiques, la longue plage... Bref, beurk !
Rapide halte tout de même au port de plaisance qui offre un ponton non relié à la terre. Peu de bateaux en fait !
Une longue piste de 40 minutes nous emmène loin de l'agitation de Morro Jable, à Cofete et sa magnifique plage au milieu de nulle part. Un hameau composé de quelques bâtisses ou baraques hérissées d'éoliennes, un resto-bar... et rien d'autre ! Ah si, au loin, la villa Winter au pied du mont Jandia (807 m), construite par le mystérieux protégé allemand de Franco, Gustav Winter. Pendant le troisième Reich, celui-ci aurait entretenu pour la marine allemande une base de sous-marins au sud-ouest de Fuerteventura. On n'imagine mal où vu l'agitation de la mer dans ces endroits...
Ne reculant devant aucun sacrifice, nous poussons jusqu'au bout de l'île, soit le bout de monde ! El Puertito de la Cruz, adorable village perdu loin de tout. Tranquillité et nature assurée ! Le phare de Jandia semble abandonné mais fonctionne néanmoins toujours...
Au retour, repas à Las Playitas près de Gran Tarajal, très joli village épargné par le tourisme sauvage dans un cadre rocheux le préservant. Ambiance familiale. Un seul resort hôtel mais à distance...

Jeudi 1er août : Fuerteventura

Le centre de l'île
Route vers La Oliva, puis Tindaya, village sans intérêt hormis le fait qu'il soit situé au pied du volcan du même nom qui culmine à 401 m. Cette montagne brun rougeâtre était sacrée pour les Guanches. Récemment, on y aurait découvert, gravées dans la roche, d'énigmatiques séries d'empreintes de pied stylisées. Le sommet constituait sans doute un lieu de culte, d'autant que le Fuyi-Yama des Canaries, le Teide à Tenerife, se profile (paraît-il !) au loin ! On produit ici du fromage de chèvre, qu'on ne goûtera pas.
En direction du sud, à la sortie de Tefia, l'écomusée de La Alcogida... A priori, on n'aime pas beaucoup ce genre de musée mais on s'arrête quand-même, histoire d'infirmer éventuellement cette idée préconçue... Eh bien, ça se confirme, les écomusées sont tous aussi ennuyeux les uns que les autres ! Bon, il est vrai que l'on est entré dans une seule de ces pseudo-fermes reconstituées pour le touriste, témoin de l'habitat passé du paysan canarien ! Aucun intérêt... merci l'Europe pour son généreux financement !
En pleine montagne, nous faisons un arrêt au Mirador de Morro Velosa aménagé par la nièce de César Manrique, Blanca Cabrera. Sans parler de la vue panoramique qu'offre le bâtiment, c'est un centre d'interprétation intéressant du point de vue de l'origine volcanique de l'archipel et de l'histoire de l'île.
Poursuivons vers Betancuria, première capitale de Fuerte. Fondée en 1405 par le conquérant Béthencourt (toujours le même !) et capitale jusqu'en 1835, la ville conserve trace de son illustre passé. 

Tous les touristes posent comme ça, alors pourquoi pas nous ?
De belles demeures, un couvent en ruines, une ancienne noria, la Iglesia et la Casa de Santa Maria, magnifique demeure seigneuriale transformée en resto chic. Nous nous contenterons personnellement du resto plus modeste de la Princess Arminda au charmant décor pour y goûter la spécialité locale, la carne de cabra, servie par l'un des descendants de la noble famille propriétaire de cette casa historique !
Petite pause dans la vallée-palmeraie de Vega de Rio Palmas, après un circuit dans des paysages grandioses de montagnes aux teintes ocres rouges et jaunes. De là, on aperçoit le barrage du lac Embalse de las Peñitas construit à l'époque de Franco qui ne retient apparemment plus guère d'eau aujourd'hui. De charmants petites bestioles viennent là nous saluer... pas craintives du tout ! A priori, ça ressemble à de petits écureuils !
C'est ensuite par une série d'épingles à cheveux que l'on parvient à Pajara avant de se détourner vers Ajuy, mignonnet petit village. Un sentier côtier relie par la côte rocheuse la plage à l'ancien port de pêche... mais attention, arnaque !! Il se trouve en cours de chemin deux individus installés à une petite table chargée de cailloux précieux arborant un panneau « Propriedad privada » qui font barrage. Après discussion, il semblerait vouloir vous faire payer un droit de passage. On n'insiste pas et on fait demi-tour.
La plage de la caleta negra est cependant bien agréable pour une baignade (MJ) et une petite sieste lecture (JA). Et c'est reparti ! Route vers l'isthme del Jable et La Pared, où nombre d'étrangers ont fait bâtir de grandes résidences secondaires. La plage del Viejo rey au sable clair, très jolie, est un rendez-vous de surfers. Mais l'endroit reste déconcertant et décalé dans ce paysage sauvage.
Le nom de La Pared (le mur) fait, semble-t-il, référence à un mur qui séparait la péninsule de Jandia au reste de l'île à l'époque des Guanches.
On termine la journée par Gran Trajaral, ville moyenne sans prétention mais qui respire l'authenticité. Une promenade certes touristique borde la plage avec ses multiples restos mais l'atmosphère est conviviale. On y restera d'ailleurs pour passer la soirée et, sur les conseils de notre ami Manu (un connaisseur !!), y manger une pizza (là où trône un gros cornet de glace en plastique !). 


Et, autre satisfaction à Gran Tarajal, nous y avons enfin déniché l'introuvable pompe à eau. Notre quête commençait pourtant à s'identifier à celle du Graal... On ne vous pas le nombre de ferreterias ou de supermercados visités en vain, et tout ça pour trouver la fameuse dans le premier chinois de cette ville ! Nous voilà comblés... Gran Tarajal, on t'aime bien ! De magnifiques grafs bonifient les pignons d'immeubles quelconques.

Du 30 au 31 juillet : Fuerteventura

Corralejo
30 minutes de moteur pour passer sur Corralejo juste en face de Lobos. Personne pour nous accueillir au port mais quelques places libres... C'est un port d'état, donc peu cher (11 € pour nous par jour).
Corralejo est une ville très touristique dédiée au surf, windsurf, kitesurf... Boutiques branchées et bazars se partagent le marché du touriste européen. Pas mal de français, d'allemands ou américains... La ville n'a rien d'attachant et est encerclée de grands espaces d'apparts-hôtels dans un environnement peu soigné !
Cela se répète d'ailleurs dans d'autres endroits de l'île où l'on devine des travaux d'aménagements faits à la hâte et parfois laissés en cours. Dommage !
Ceci dit, nous avons trouvé sans difficulté une bonne petite cantine, La Lonja juste sur l port, c'est le resto de la coopérative de pêche ! Pas cher et très bon, on recommande en particulier las puntillas.
A notre arrivée, nous sommes passés voir Stéphanie et Didier, propriétaires de deux magasins de surf Paradise dans la ville. Nous les avions rencontrés cet hiver alors qu'ils passaient quelques jours à la Graciosa. Leur bébé va naître ces jours-ci...
Après quelques difficultés pour trouver une voiture de loc disponible, nous finissons par faire affaire avec Cicar dans le centre ville qui nous réserve un véhicule à l'aéroport (3 jours minimum pour 102 €) avec possibilité de le rendre en centre ville.

Le nord ouest
Découverte de l'île dès le mercredi soir. Direction le nord, vers El Cotillo à l'ouest. Ce village au port naturel pour la pêche et l'exportation de la chaux calcinée sur place a un certain charme grâce à son vieux quartier où se côtoient quelques petits restos. Cependant, non loin un immense centre d'accueil touristique qui semble inachevé ! Vers le phare de Toston, une large route bordée de réverbères au beau milieu du désert mène... nulle part !
Tristesse et désolation se dégagent de ce paysage assez rude.
Au phare, il est intéressant de remarquer la grande réserve d'eau de pluie, le souci de l'île ayant été et étant probablement toujours l'alimentation en eau.
La route nous conduit à Lajarès, rendez-vous de quelques surfers au Canela café... puis La Oliva.
Petite ville de l'intérieur de l'île, elle fut le centre du pouvoir politique de Fuerte au milieu du XIXe. Quelques demeures restaurées en témoignent. La ville apparaît peu vivante, sans centre bourg.
L'intérêt de la localité réside dans sa grande église blanche à trois nefs, l'Iglesia de Nuestra Senora de Candelaria avec son clocher carré visible de loin.

La Casa de los Coroneles est un autre de ses atouts. Cet édifice abritait autrefois les gouverneurs militaires de l'île. Cette fonction était hériditaire au sein de la famille Cabrera-Béthencourt, descendants du Normand Jean de Béthencourt. Tout près, nous ne pourrons admirer les expos du Centro de Arte Canario Casa Mané fermé à cette heure du soir (ferme à 17 h).