dimanche 5 août 2012

Dimanche 29 et lundi 30 juillet


C'est dimanche

Aujourd'hui, c'est dimanche... Donc au menu, poulet (eh! Non...pas les frites !!) mais riz et petits légumes... en tagliatelles tout de même ! Le tout arrosé d'un verre de vin rouge... Ben oui, c'est dimanche !! Et, d'une pâtisserie, la spécialité galicienne aux amandes. Ben oui, c'est dimanche!
Navigation sous spi vers 10h30 avec 8 à 10 nds de vent et une mer plate ! A 6 nds de moyenne, on prend un peu d'avance sur notre route !! Mais le bonheur ne dure pas et sur le coup de 19h, ce sera moteur jusqu'au matin. Un peu de gennak en toute fin de matinée mais ensuite pétole de chez pétole. On fait 25 milles en 12 heures . De quoi devenir fous ! MJ suggère une petite baignade en eaux profondes attaché à un bout mais le captain raconte l'histoire épouvantable de 7 personnes toutes à l'eau , mortes noyées ainsi faute d'avoir pu, la panique aidant, remonter dans leur bateau trop haut. On évoque aussi la présence d'un éventuel requin qui passerait par là comme par hasard... Le tout est suffisamment dissuasif pour que l'idée soit abandonnée. Alors on lit, on dort et on papote...

Vendredi 27 et samedi 28 juillet


Vers les Açores

Après une fin de soirée au moteur et dans la brume (bien sûr !), nuit et journée suivante peu agréables sous gennak dans une mer bien croisée et assez forte sous 20 à 30 nds de vent.
L'équipage n'est pas dans sa plus grand forme. Même José Luis et JA finissent par avaler un petit cacheton pour éviter cette désagréable sensation que certains connaissent bien. Le "stugeron forte" est toujours aussi efficace pour le cas de MJ bien qu'en fin de soirée, elle n'est pas au top non plus ! Nuit un peu difficile car agitée même si nous avions fait le choix du confort, c'est-à-dire du génois, le vent montant à 30 nds.

Le lendemain, après un petit déjeuner quelque peu agité, le vent et la mer se calment dans la matinée. Nous avons même le plaisir de voir apparaître le ciel bleu et le soleil et nous naviguons sous gennak toute la journée et la nuit à des vitesses très respectables de 8 ou 9 nds en moyenne pour un vent entre 15 et 25 nds..
A quoi s'occupe-t-on en mer ? Eh! bien... à rien justement! Ou mieux à apprendre à ne rien faire . Bon, nous avons bien quelques petites occupations tout de même, comme la lecture ou l'écriture du blog par exemple, quand les conditions de nav le permettent.
Sinon, on met les lignes à l'eau aussi, sans aucun résultat pour le moment d'ailleurs, pas même un vulgaire maquereau suicidaire ! Mais surtout on regarde la mer, on observe les quelques oiseaux qui veulent bien nous rendre visite, ou encore les dauphins de temps à autre qui nous accompagnent. Le plus souvent, on dort, on mange, on dort, on mange... Ah, de temps à autre, il y a bien une petite manœuvre de changement de voile ou de poulie de hale-bas qui lâche par exemple, histoire de rompre la routine !
Les rôles sont très bien distribués à bord et cela s'est fait tout naturellement. MJ le plus souvent prépare les légumes, les épluche, les coupe, lave sa précieuse salade verte et l'essore dans sa magnifique petite essoreuse, JA enchaîne en s'occupant de la viande ou du poisson à réchauffer (cuisiné à l'avance svp !), on partage le repas et enfin JL fait la vaisselle « tranquille » comme il dit !
Pour les quarts, c'est MJ qui démarre vers 11h, puis JL prend la relève à 2h du mat et JA le lève à l'aube et réveillent les précédents au doux son du moteur pour réalimenter les batteries. Même si c'est de moins en moins nécessaire grâce à nos deux excellents panneaux solaires qui nous permettent même de nous constituer une réserve quand le soleil donne bien.

samedi 4 août 2012

Jeudi 26 juillet


 Avant los Azores
Aujourd'hui, c'est le grand jour, celui du départ vers les Açores... Eh ! Oui, nous direz-vous, enfin ! Ceci dit, ces petits contretemps météo auront ainsi permis à notre ami espagnol José-Luis de régler ses petits problèmes liés à sa nouvelle acquisition, une moto Triumph, la Bonneville, vous savez celle de Richard Gere dans « Officiales y Caballeros » ! Du coup, il a pu envisager une traversée avec nous et arrive dans l'après-midi en bus depuis Avilès. Le matin, nous en profitons pour faire l'avitaillement en produits frais au marché de la ville et en eau minérale grâce à notre petit nouveau « diable », achat qui s'avère bien utile ! Nous poursuivons par une petite balade de visite de la vieille ville l'après-midi en compagnie de notre nouveau co-équipier. A son entrée par la mer, Baïona est dominé par une jolie forteresse occupée désormais par les clients du célèbre Parador, mais le reste de la ville ne présente guère d'intérêt hormis ses quelques ruelles et arcades dans le vieux quartier et une ravissante église très sobre sur ses hauteurs. Mais Baïona est surtout connue pour héberger la Pinta, caravelle de Martin Pinzon, lieutenant de Christophe Colomb, rentrée la première de la fameuse expédition et qui annoncera un jour de 1493 la découverte d'un nouveau continent appelé à l'époque les « Indes Occientales », l'Amérique.

Un dernier verre au Yacht Club et vers 19h30 nous voilà partis pour de nouvelles aventures...

Mercredi 25 juillet


Baïona

Du moteur, du moteur, toujours du moteur... De la brume, de la brume...
Décidément, entre trop ou pas assez, où sont donc les plaisirs de la voile ?
On finit tout de même bon en mal en par arriver à Baïona vers 20h30. Et, sur les précieux conseils de notre Jacques Julien, nous faisons le choix de la Marina du Yacht Club Monte Real, lieu prestigieux fréquenté par de vrais voileux. Il semblerait que Baïona soit de longue date l'un des hauts-lieux de la régate pour l'Espagne et même le Portugal. Après avoir tourné en rond dans le port, un plaisancier nous fait gentiment signe de prendre une place libre près de la sienne et deux sympathiques ados tout souriants s'empressent de nous amarrer sur l'air du tube d'Amy Whinehouse diffusé par les hauts-parleurs de leur voilier. Accueil bien agréable, ma foi ! Mais nous ne traînons pas, le devoir nous appelle, et filons derechef au bar du Yacht Club si bien décrit par l'ami Jacques. Une déco très british au charme désuet mais sûr, de belles boiseries, fauteuils cossus en cuir...

mercredi 25 juillet 2012

Lundi 23 et mardi 24 juillet

Camariñas y Muros
La pécheresse en action, mais bredouille
La traversée vers les Açores a fait une première escale en soirée du lundi. Du vent arrière mais surtout une mer formée qui rend désagréable la nav. MJ, sûre d'elle n'a pas pris de stugeron et ne sent pas très bien et JA n'est pas en grande forme non plus ! Si bien qu'on s'arrête à Camariñas pour la soirée. A l'arrivée au ponton, outre le fidèle Ramon qui siffle pour se signaler, c'est une connaissance rochelaise de JA, de l'IUT qui plus est, qui nous donne un coup de main à l'amarrage... Décidément, difficile de se couper de son petit monde ! Ils sont 9 sur un ovni.

Mais oui, c'est bien un X derrière l'étendoir
Le lendemain vers 11h, décision est prise de tenter une nouvelle traversée vers nos chères îles lointaines, mais cette fois, ce sera pétole après 10 minutes de spi !! Il est dit qu'on ne doit pas partir tout de suite ? D'ailleurs, JA avoue ne pas se sentir prêt, manque "d'amarinage" ? et le sentiment de n'avoir pas encore profiter de réelles vacances... Comme rien ne presse vraiment, on décide de reporter et on fait un stop à Muros. En route, on a la surprise de croiser un Pogo 10.50. C'est Coyotte qui remonte vers Brest, étant parti de St Cast. Aux abords de Muros, c'est le X40 de nos concitoyens vannetais de l'Amcre qui nous rattrapent au moteur. On les retrouve plus tard au port (tout neuf !) pour un apéro à leur bord.

Belle extérieure, magnifique intérieure
Muros est une jolie petite ville ancienne à l'atmosphère familiale et tranquille. Port de pêche bien actif aussi qui propose des beaux étals de poissons. On en profite pour se faire un dîner des fruits de mer, crevettes et gambas, palourdes locales et moules. Enfin, on prend à nouveau une décision, la tiendra-t-on ? On repart demain matin pour Baïona (avec pétole !) et le grand départ est fixé à jeudi soir, peut-être avec notre ami José Luis, à qui nous avons refait la proposition de traversée vu le retard pris. Il serait partant... Il doit nous confirmer cela dès que possible !

dimanche 22 juillet 2012

Dimanche 22 juillet

A Coruña vers les Açores
Mieux qu'un portique !
Dernier jour dans cette belle ville que nous aimons tant... un rapide petit pédalage au marché pour acheter une belle miche de pain pour la traversée de demain suivi d'un footing le long de la promenade vers la tour d'Hercule en bord de mer pour MJ. La journée commence activement. JA bricole l'ordi et le bateau pendant ce temps. Y'a toujours à faire !! Nos derniers équipements sont enfin en place, admirez donc ces magnifiques trépieds de panneaux solaires enfin à poste !! Pour le troisième, volant, on hésite encore un peu à le fixer ou à le laisser volant justement... On va y réfléchir ! La nav porte conseil...
Le bon vieux Starfish en bois
On cuisine même en prévision des repas qui seront pris à bord, faut prévoir... Et, hop direction la petite playa pour le premier bain de mer espagnol pour MJ, JA attend toujours une eau à 25° !! Comme ça donne faim et qu'il est déjà 14h30, déjeuner et siesta. C'est fou comme la journée passe vite. Entre deux, tchatches avec les uns et les autres. Notamment, le sympathique jeune Andrès, un Barcelonais propriétaire d'un Pogo 6.50 qui salive d'envie devant Manu Atea depuis 2 jours. Il est en partance pour Brest sur un Swan anglais. Échange de contacts mails pour une éventuelle future nav en septembre par exemple. Un port, c'est toujours l'occasion de rencontres cosmopolites et parfois surprenantes. Comme ce cata, modèle James Wharram, qui semble aussi vieux que son propriétaire (78 ans!), assis confortablement dans un petit coin pendant les manœuvres de départ.
Depuis 1 mois en attente d'un bon menuisier
Ou encore ce bateau anglais au mât en bois cassé dont le skipper semble aussi être un fameux personnage !!
Les places sont chères en bout de quai
Les pêcheurs locaux, eux, sont toujours les mêmes, fidèles au poste, plus particulièrement le soir. Certains pêchent de petits calamars, d'autres ...on ne sait pas, ou encore rien ! Mais ça cause, on les entend bien depuis Manu Atea. L'espagnol a le verbe haut !!
Pour fêter le départ, un dernier p'tit verre en ville s'impose.
Finalement, retour au canot, le pot se fera à bord, la Bombilla est fermée le dimanche. Petit tour sur les pontons pour découvrir ... le Swan, rentré au port ! Quel plaisir de se faire mal par 35 nœuds dans le nez, même pour un anglais bouffeur de milles autour du monde ? 
Buenas noches !

Du mercredi 18 au samedi 21juillet


A Coruña
Avant même notre arrivée au port, on s'était dit « Tiens, on va bien rencontrer quelqu'un qu'on connaît!... » Eh oui, le monde est toujours aussi petit. D'emblée, on croise et recroise un Sarzeautin, metteur en scène dont MJ avait fait le portrait pour Ouest-France, et qui navigue sur un X40 avec l'AMCRE, assoc d'équipiers et proprios voileux. Dès ce premier soir, nous filons à notre cantine préférée El Serrano où nous commandons une des spécialités, les calamares fritos que nous adorons, et quelques autres tapas toutes aussi bonnes les unes que les autres. Le tout arrosé d'un bon Rioja ! Et, pour la modique somme de 20 €. 
Journées bien occupées, on se demande à quoi vraiment !. Les courses au marché des halles où nous achetons du poisson (chipirones, moules, lotte à 10 € le kg !), des légumes et fruits à peu cher comparativement aux prix français. Les bricolages dans le bateau, les mails... le quotidien et la siesta bien sûr ! Faut dire qu'on mange et se couche à l'heure très espagnole... Le petit tour dans la ville toujours aussi animée à cette période estivale, à croire qu'il y a un chaque soir un événement... Mais non, les gens sont tous dans la rue, ils mangent, ils boivent et qu'est-ce qu'ils causent !! Dès qu'on aborde les ruelles fréquentées, une rumeur s'élève avant même de les atteindre... C'est la vida, quoi !... On aime ça. Si bien que chaque soir, on sort s'imprégner de cette ambiance.
Praza de Maria Pita.
Second soir, après une visite de l'expo surprenante mais peu émouvante d'auteurs brésiliens en peinture, sculpture et photo, on teste La Bombilla, resto de jeunes à des prix défiant toute concurrence. Et, en plus c'est bon! 4 tapas et 2 verres de vin de Galice pour 8,30 €. Qui dit mieux ? On enchaîne ce soir-là sur le marché médiéval dans le vieux quartier de la ville. Des stands à n'en plus finir.! Mais on y trouve notre bonheur pour quelques cadeaux en prévision de... Chut ! Surprise. 
Troisième soir, on file, toujours sur nos petits vélos, vers la Fondation la Caixa de Galicia pour une expo sur la vie et l’œuvre de Vieira Da Silva et Arpad Szenes, couple d'artistes ayant partagé tant sur le plan sentimental que créatif. Belle expo, on a le sentiment d'entrer dans leur vie, leur art et de partager une tranche de vie avec eux ! Dernière expo à la fondation Barrié qui nous laissera perplexes... « Type in Motion », en collaboration avec le Musée de design de Zurich, pour un panorama de la scène créative internationale présentant les moyens actuels de communication et la vision des jeunes designers, autant d'opportunités paraît-il pour y lire le monde d'aujourd'hui ! Ouais, ouais... L'effort intellectuel a été tel que, sur ce, nous allons nous « restaurer » à notre cantine habituelle, el Serrano ! Finalement, le départ pour les Açores est reporté à lundi, la météo nous étant a priori plus favorable. José Luis, notre ami d'Avilès, nous annonce qu'il ne pourra nous accompagner pour cette traversée, comme il l'avait pourtant si bien imaginé. A son grand regret, quelques soucis matériels de dernière minute. Qui sas, une autre fois ?
A noter : un nouvel album photos (cf adresse en haut à gauche).